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Mignardises à porter - 02

 De nouveau, mes pérégrinations sur Etsy m'ont fait découvrir des merveilles, que je me dois absolument de faire partager! Après tout les bons plans c'est aussi pour les copines (et les chéris en panne d'idées) donc c'est parti pour mes coups de coeur du moment!

On commence par les superbes bijoux d'influence steampunk de chez Ninexmuse! Moi qui suis toujours à la recherche de bijoux originaux et pas chers, on peut dire qu'on a le choix : depuis les bracelets aux montres à gousset en passant par les boucles d'oreilles, tout y est pour y faire votre bonheur. Voilà mes préférés!

        

Ensuite, parce que j'adore mettre des serres-tête et autres diadèmes, j'ai trouvé cette petite boutique tout à fait charmante: Littlehoneypie! La demoiselle qui crée ces accessoires avec la délicatesse d'une fleuriste me donne des envies de fleurs et de printemps. Ci-joint mes trois serres-tête favoris.
         

Et enfin, un site trouvé grâce à ma keupine Agatha : Tattoo Socks! Comme son nom l'indique, il s'agit d'une marque de collants et de bas sur lesquels sont imprimés des images, et ça rend un effet tatouage des plus sexy. Les liens suivant sont dirigés vers des XXL, mais il y a évidemment toutes les tailles disponibles!

       

Donc voili voilou... Personnellement, j'ai très très hâte d'avoir des sous! Et vous, c'est quoi vos petits favoris de ces derniers temps?

J'suis rien qu'une fille.

Tout d'abord, afin de vous mettre dans l'ambiance, laissez-moi vous présenter les Puppini Sisters
On clique sur play! Zou!

Suite à mon article sur les soucis qu'on rencontre quand on sort du stéréotypique 38-42, Mesdemoiselles, Mesdames et Messieurs, et en lisant tous les commentaires reçus, je fus confortée dans mon opinion : j'ai le droit de m'habiller comme je veux. Depuis, je errais sans but précis sur de merveilleux sites d'achats en ligne quand j'eus l'excellentissime idée d'aller surfer sur ebay.co.uk. Contrairement à son frérot français, cet ebay-ci a eu l'extrême obligence non seulement d'offrir une interface très instinctive à toutes les shoppingeuses en série, mais aussi de permettre de trouver facilement de jolis habits très abordables même pour les plus rondes d'entre nous. J'ai fouillé, farfouillé et mis énormément de liens dans mes favoris. Et puis je l'ai vue.
 

 

Moi qui bave devant des tenues de pinup sur les sites donnés par pinupgirlclothing depuis des mois, je craque. Elle n'est qu'à 23,99£ en plus. Je prends.

Bah je l'ai reçu aujourd'hui, et j'me trouve trop jolie. Quelques clichés pris par ma sista.



    
 
Pour info, j'ai commandé un 48 et je pense sans me vanter que j'aurais pu prendre un 46: c'est taillé grand et la jupe évasée permet de se baser uniquement sur la taille que l'on fait au niveau du buste. Bref.

Donc, les gonzesses. La féminité, la joie de vivre et les jupes qui tournent, c'est pour toutes, surtout celles qu'ont envie de passer leur vie sans se préoccuper de problèmes somme toute peu importants! Qui s'en contrefiche de bras trop gros ou de peau d'orange trop visible quand la jeunesse s'enfuit plus vite qu'un pot de nutella dans la cuisine d'une gourmande?

Allez en bonus pour vous parce que demain c'est les soldes et ça vous donnera peut-être des envies, deux paires de chaussures que je me suis achetées ce mois-ci. D'abord des bottines troooop zolies que j'ai trouvées, elles aussi, sur ebay.co.uk (elles m'ont coûté une quinzaine de livres, le prix original était de 54!), ensuite des escarpins sur lesquels j'ai complètement flashé à Chausséa... En promo à 5€.
 
  
   
Prochaine étape, une robe noire à pois blancs, avec manches ballons courtes et grosse ceinture assortie. Vivement!

Lectures - Bilan 2010

Chaque année, début janvier, j'ai envie de faire un petit bilan de tout ce que j'ai pu lire l'année précédente. Je suis une véritable bibliophage, je dois terminer 2 à 3 ouvrages par semaine et j'en lis toujours au moins 4 en même temps. 2010 a été marqué par mon séjour en Angleterre - j'ai donc lu énormément d'oeuvres non-traduites en français, ou des classiques de la littérature anglophone - mais aussi par mon retour vers les grands classiques français qui je l'avoue me donnaient des boutons après mes deux années de prépa.

Voilà donc un petit échantillon des meilleures choses que j'ai pu lire cette année. Si vous cliquez sur les couvertures, vous êtes directement dirigés vers amazon au cas où vous seriez intéressés par l'un de ces livres. J'ai essayé de les classer par catégorie, mais pas dans l'ordre de mes préférences.

C'est parti.



  •  Classiques français


 
On commence par du lourd! Ce sont les deux bouquins classiques français (entendez par là : qu'on étudie au lycée) qui m'ont le plus marquée cette année. Les infortunes de la vertu,  en plus de m'avoir bien fait marrer, met l'accent sur la bestialité et l'égoïsme de l'être humain en général, et sur le fait qu'il faut avoir une force morale digne de Chuck Norris pour ne pas sombrer dans la déchéance, la décrépitude et la bassesse de ce monde. En outre, la façon dont sont décrites les scènes de sexe (ou de viol, de torture et d'humiliation) avec une langue du dix-huitième sont une magnifiques leçon d'euphémismes et de métaphores. Le Horla, en revanche, m'a vraiment fait flipper. Une nouvelle poignante et pleine de suspens à cause de laquelle j'ai sursauté au moindre craquement de plancher. Cette nouvelle permet également de relativiser la place de l'homme dans la chaîne alimentaire, ainsi que les capacités de sa perception : nos yeux ne peuvent pas tout voir, ni discerner toutes les couleurs possibles, notre ouïe n'entend pas les ultrasons, notre odorat est bien moins développé que celui d'un chien... La toute-puissance de l'homme mise au pied du mur, ajoutez à cela un être invisible qui suce votre énergie quand vous dormez, y'a de quoi réfléchir et ne pas trouver le sommeil!

 
  • Littérature "jeunesse" 
J'en ai lu beaucoup cette année, dans le cadre de mes études, mais seuls deux ont retenu mon attention, parce qu'ils peuvent être mis en parallèle. Alice au Pays des Merveilles, j'ai toujours adoré le Disney et je ne m'étais jamais attaquée au livre. J'ai pu trouver une magnifique édition avec les gravures originales dans une librairie de Londres, je l'ai donc lu. C'est un ouvrage très visuel, qui alterne les tableaux colorés, bizarres et détaillés, et c'est ainsi une floppée d'images qui défile dans la tête au long de la lecture... Mais je ne suis toujours pas sûre de ce que j'en pense. Je n'ai pas aimé plus que cela, même si je l'ai lu d'une traite. Bizarre. En revanche, Coraline m'a énormément plu. L'écriture est nette et sans bavure, Gaiman ne met que ce qu'il faut comme détails et le schéma narratif classique est revisité avec brio. L'auteur a compris qu'un vrai conte est un conte qui fait peur, et je le conseille à tous. Pour les flemmards, le film d'animation réalisé par Henry Selick est une merveille.

  • Littérature française contemporaine
 

La mécanique du coeur ; un véritable coup de foudre littéraire, malgré des maladresses narratives qui font que le lecteur est parfois perdu. C'est le troisième livre de Mathias Malzieu, le chanteur du groupe Dionysos, et il y fait preuve d'une poésie et d'une imagination fantasque à la limite de l'explosion d'images. Son univers me plaît et m'attire. On y voit des horloges en guise de coeur, des fêtes foraines ambulantes, des voyages loufoques et improbables s'imbriquer les uns dans les autres pour former une mécanique narrative qui fonctionne et nous emporte. A écouter en même temps que l'album du même nom, évidemment. La part de l'autre, d'Eric-Emmanuel Schmitt. Basé sur l'expression "et si...?", tentative artistique de montrer l'Adolf que serait devenu Hitler en entrant à l'école des Beaux-Arts. C'est un pari fou mais dont le résultat est sublime, plongeant le lecteur dans des recherches existentielles sur ce qui fait un homme et comment il bâti sa vie. Je le conseille à tous. Et enfin, L'élégance du hérisson, un petit bijou de langue française qui manie les mots avec une exactitude incroyable. On se surprend à relire des paragraphes uniquement pour la mélodie que font les mots en s'entrechoquant dans la tête. L'histoire? La concierge d'un immeuble parisien chic essaie de répondre aux stéréotypes de la concierge imbécile, mégère et désagréable, quand dans son appartement elle lit Karl Marx et rédige un journal magnifique. Lisez-le, vous ne serez pas déçu.

  • Littérature étrangère


Attention, mon GROS coup de coeur de cette année. C'est simple : c'est la première fois depuis que j'ai fermé Harry Potter and the Deathly Hallows que je passe des heures à lire dans mon lit le soir sans réussir à aller me coucher. Gregory Maguire, ou comment on m'a réconciliée avec le genre fantastique. Oui parce que, j'ai beau être une Pottergeek, c'est le seul livre fantastique que j'ai réussi à lire. Eragon, le Seigneur des Anneaux et autres, et bien, ça ne m'avait jamais touchée. Si, j'ai lu les Twilight, mais là nous parlons de littérature, siouplé. Gregory Maguire, c'est un monsieur américain qui, en gros, reprend des contes populaires ou des récits très connus pour les réécrire à sa sauce, développer l'un de leurs aspects ou les adapter à une époque. Et c'est phénoménal. Je voyais partout à Londres des affiches d'une comédie musicale appelée Wicked, j'ai voulu lire le livre. Il s'agit de la vie de la méchante sorcière de l'Ouest, dans le Magicien d'Oz, vous voyez? La sorcière moche et verte. J'avais lu le Magicien d'Oz, et n'avais pas du tout aimé. Et bien là, j'ai été scotchée.

Ce n'est pas pour les enfants : il y a des intrigues politiques, du sexe, de la drogue, des prisons, des guerres, des meurtres, des manipulations génétiques... Le tome se termine de façon tragique pour la sorcière, mais deux autres tomes ont suivis, mettant en scène à chaque fois un personnage différent. J'attends avec impatience la sortie du quatrième tome des aventures en Oz, et en attendant j'ai lu Mirror, mirror, une transposition de Blanche-Neige dans l'Italie du XVIème siècle pimentée d'éléments fantastiques. C'est incroyable de génie, d'inventivité et de style. J'aime j'aime j'aime!

  • Bandes dessinées

J'ai été gâtée niveau BD cette année, notamment à cause d'un petit monsieur très grand que j'affectionne tout particulièrement. En vrac: Péchés Mignons d'Arthur de Pins, plusieurs tomes consacrés à la vie sexuelle de deux trentenaires, au style très mignon et sexy sans jamais tomber dans le purement vulgaire ; Skydoll, de Canepa et Barbucci, donc j'adore les graphismes et à l'histoire épique et mystique ; les Notes de Boulet, extraites de son blog mais extrêmement agréables à bouquiner dans son lit ; et mon gros coup de coeur de fin d'année, Billy Brouillard, que j'adore très fort et que même j'aime. C'est une bande dessinée entrecoupée de fausses coupures de presse et de poèmes, autour d'un petit garçon qui voit des monstres et des fantômes. C'est morbide tout en restant touchant et drôle, je conseille à tous, d'autant que la qualité d'impression est admirable.

  • Fanzines

Lors de pérégrinations en convention j'ai réussi à me procurer ces deux petits bijoux d'humour, au milieu de toutes les très bonnes productions des fanzines: le fanzine dont vous êtes le héros par les filles de Geek Mag, très fun où il s'agit de vous y retrouver en pleine Japan Expo, et les Miscellanées Gastroniques d'Usagi Kira, un véritable magazine culinaire sanglant où l'on apprend beaucoup de choses tout en s'amusant au détriment de pauvres petites bestioles mignonnes (en plus je suis guest dedans c'est trop la classe).



Voilà, c'est l'essentiel de mes petits coups de coeur de l'année 2010! Désolée pour le long billet, je voulais rattraper mon retard (et encore j'ai dû me retenir, faire une sélection fut très difficile!) Je serais ravie d'avoir vos propres avis sur les livres ci-dessus, ou bien de savoir ce que vous, vous avez lu cette année...

Sur ce, je vous souhaite à tous une excellente année 2011, qu'elle soit pleine de belles choses et de rêves réalisés!

Mignardises à porter - 01

Internet, c'est quand même le plus grand centre commercial du monde. Et moi j'aime fouiner sur Etsy à la recherche de petites boutiques sympa qui vendent des objets à la fois jolis, utiles et originaux. Ce qui est sympa avec ce genre d'échoppes en ligne, c'est que ce sont de petites mains créatrices qui se cachent généralement derrière chaque création. Des gens passionnés qui s'adonnent à la couture, au tissage ou au bricolage juste par plaisir. Il y a donc moyen de dénicher de petits trésors... J'inaugure donc mon premier article de shoppingueuse anonyme, pour vous faire découvrir des choses que j'aime. Et pour cette fois-ci, une petite touche vintage!

Et on commence avec les superbes accessoires pour cheveux que fabriqueJanine Basil, londonienne aux airs de pin up qui crée des serre-têtes ou des chapeaux à la fois élégants et originaux. Voilà mes préférés!



On continue dans les accessoires pour cheveux avec une boutique plus poétique et douce, celle de Stephanie Hatch. Elle crée des accessoires à base de plumes, qui donnent à toutes ses créations un petit côté années 20 qui me plaît beaucoup. Voilà me petite sélection!


Et enfin la boutique Lover Dover's Clothing, qui fait de maaagnifiques... tabliers de cuisine! Très années cinquante, je trouve qu'ils peuvent transformer n'importe quelle ménagère en pin-up des fifties. Vu que j'adore passer des heures à faire des pâtisseries, je pense que je ne vais pas tarder à me procurer l'un de ces trois modèles...


C'est tout pour aujourd'hui! Alors les filles, et si vous me faisiez part de vos trouvailles à vous?

British memories - part one

 Avant-propos : Cet article est plus un ressenti général de mon année passée en Angleterre qu'un truc ciblé. Je reviendrai sur plusieurs points essentiels dans des articles ultérieurs!


One year later...


Il y a pile un an, je venais de passer ma première nuit en Angleterre, j'avais déambulé toute la journée dans les rues de Luton en cherchant un appart et je rentrais chez ma collègue Penny, qui avait accepté de me loger le temps que je trouve un endroit où vivre, avec sa famille.

J'avais été engagée comme assistante de français pour huit mois, d'octobre à mai. J'avais pris, le 27 septembre à 10 ou 11h du matin, un Eurostar Lille-Londres avec deux énormes valises, un sac à dos, ma sacoche PC et mon énorme sac à main, le tout rempli à ras bords de fringues, de bouquins (ma seconde valise ne contenait QUE des livres, gnaha good evening bookworms), de trucs et bidules essentiels à mon bien-être. Je n'avais réussi à économiser que 400£ (à peu près 450€) et je n'avais que ma trouille sur les épaules pour survivre dans la jungle anglaise.

Heureusement que Penny était là. Plus qu'une gentille hôte, elle devint une amie, et je me suis très vite sentie en famille avec elle, son mari et leurs trois filles. Mes premiers balbutiements d'anglais en mode fluent la firent sourire mais jamais rire et elle m'aida beaucoup à me repérer dans Luton et ses environs.

Luton, c'est une ville basée essentiellement autour d'un aéroport, qui absorbe la plupart de la vie économique du coin. Les avions traversent le ciel toutes les 10 minutes, mais on s'habitue vite et bientôt on n'entend plus rien. C'est une ville aux maisons ouvrières typiquement anglaises, avec petit jardinet, marches pour monter à la porte, bow windows, briques rouges. Vallonée, et entourée d'une belle campagne anglaise, avec un grand parc où grignotent des écureuils, c'est une ville qui ne paie pas de mine mais où il fait bon vivre.

J'ai très vite trouvé une chambre en colocation avec la propriétaire de la maison, Margaret, Nigérienne d'origine, sa fille, Sophia, chanteuse talentueuse et dynamique, et un Indien fraîchement débarqué du Penjab appelé Gagan (oui oui). La maison était... vieillote. Avec de la moquette aux murs, une baignoire où la crasse s'était durement incrustée dans l'émail et une cuisine grande mais peu pratiquable. Le loyer était de 280£ par mois, soit 300€ pour une simple chambre dans une maison en colocation. Et ce fut le moins cher que j'ai trouvé. J'aurais pu avoir un studio pour 200£ supplémentaire, ou une chambre dans une maison plus propre avec des gens plus jeunes. Mais je n'en avais pas les moyens. L'immobilier est hors de prix en Angleterre, j'avais été prévenue, mais tout de même, j'étais surprise.

J'ai cherché où faire mes courses et où trouver des livres, deux types d'achats nécessaires à ma survie, et puis j'ai découvert Primark et les grandes enseignes de prêt à porter anglaises (voir mon billet sur s'habiller quand on est grosse). J'allais au moins 2 ou 3 fois par semaine déambuler dans le Arndale Center, grand centre commercial tout neuf du centre ville, où j'achetais ma ration quotidienne de shortbreads aux trois chocolats et de produits de beauté inutiles. J'ai dévalisé le libraire-déstockeur en m'offrant de magnifiques éditions illustées de grands classiques à des prix dérisoires.

J'ai découvert le plaisir d'avoir un cinéma en 3D qui passe les films en V.O. (normal), j'ai appris à ne plus me séparer d'un parapluie multicolore et traverser la route en regardant d'abord à droite puis à gauche. Je me suis retrouvée au beau milieu de ces étendues d'herbe à perte de vue que les britanniques appellent parcs publics. Je me suis perdue à force de déambuler dans les petites rues et j'ai pris plaisir à m'initier à l'art du thé.

J'allais passer des journées à Bedford, St Albans, Bristol et évidemment Londres dont je tombai amoureuse, pour son côté simple et brut qui l'éloigne tant de Paris. J'allais me ruiner chez Starbucks et fouiner dans les librairies de Charing Cross Road. Je méditais à Kensington Gardens avant de déambuler dans Portobello Road...

L'automne fut pluvieux et solitaire. En hiver, des tonnes de neige donnaient aux rues des
allures de pistes noires, et le soleil qui se couchait une heure plus tôt qu'en France teintait chaque chose d'une nuit de Noël. Et j'ai mis 22 heures à rentrer en France pour les fêtes, mais ce fut tout compte fait une chouette aventure. Au printemps, plusieurs amis sont venus me voir et ça m'a fait beaucoup de bien de partager mes nouvelles habitudes avec des gens que j'aime. Les pommiers étaient en fleurs et mes petites élèves ressortirent les robes à carreaux. Je travaillais mon mémoire en chemisier sur la terrasse.

Et puis un mois avant l'été j'ai dû partir. Sur le coup je ne fus pas plus triste que ça, mais tout compte fait... Beaucoup de choses me manquent. Mes élèves étaient tous persuadés que je revenais l'année suivante, mes collègues aussi, et il devint triste de répéter à tout le monde que non, je partais pour de bon. J'ai même eu l'étrange plaisir de rencontrer l'homme qui allait hériter de ma chambre une fois que je serais partie.

Un matin, le 1er juin, à 5h, j'ai pris mes valises et sans un bruit je suis partie. En quelques heures j'étais de nouveau Dunkerquoise et toutes mes mésaventures anglaises me parurent n'avoir été que songes.

Vivement que j'y retourne.

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